Emmanuel Macron condamné à réussir !

Le président de la République est parvenu à faire un sans faute, en obtenant une large majorité à l’Assemblée nationale. Le paysage politique a explosé et la mise à l’épreuve commence.

Jean-Joseph Mounier, président de l'Assemblée nationale Oct.1789 © ADEn siphonnant sans retenue les voix de droite et de gauche, Emmanuel Macron a donné un sacré coup de pied dans la fourmilière et redessiné le paysage politique. La victoire est belle mais elle interdit désormais au président de la République le droit à l’erreur. L’état de grâce est terminé et le quinquennat risque fort d’être riche en rebondissements, à l’image des affaires Ferrand et du Modem déjà venues semer le trouble.

Le ras-le-bol des Français 

Le système politique français était à bout de souffle, plombé par d’incessantes affaires et sclérosé par des élus plus soucieux de leurs intérêts personnels que de la chose publique… Sur fonds de crise, les français ont traduit leur ras-le-bol à l’égard de l’oligarchie régnante, s’octroyant le droit de balayer sans vergogne, lors d’une révolution électorale.

Le PS en ruine

A droite comme à gauche, la défaite est violente… Les socialistes sont réduits à peau de chagrin et ne peuvent que constater les dégâts. Les couteaux plantés dans le dos de Benoît Hamon ont montré l’hypocrisie et les limites des primaires. Ajoutons à cela l’incapacité de François Hollande à venir à bout des dissensions socialistes, il n’en fallait pas plus. Les anciens ministres ont été humiliés lors des législatives, les hauts cadres du parti également, la sanction a été impitoyable. Le siège de la rue de Solférino tremble à s’écrouler…

Les Républicains décomposés

Première force d’opposition, la droite est elle aussi plombée par ses dissensions. Le groupe des Constructifs qui s’est constitué à l’Assemblée nationale sous l’égide du député LR Thierry Solère en dit long sur les difficultés à venir. Le parti est à ce jour coupé en deux. Les cadors ont été balayés lors des primaires et le  long chemin de croix de François Fillon a transformé la chronique d’une victoire annoncée en un terrible fiasco…

Le « cul entre deux chaises » 

Aujourd’hui, le PR et le PS se retrouvent dans une situation pour le moins délicate. Siphonné au centre par la REM d’Emmanuel Macron, concurrencés aux extrêmes par la France Insoumise et le Front National, socialistes et républicains sont condamnés à inverser la vapeur s’ils ne veulent pas sombrer irrémédiablement dans les tourments…   

Convaincre ou disparaître

Emmanuel Macron a beaucoup à perdre également et il faudra plus que des mesurettes pour convaincre les Français. S'il n'obtient pas de résultats probants, notamment en matière de lutte contre le chômage et l'insécurité, la droite comme la gauche se feront un plaisir de ramener au "bercail" les brebis égarées. Le président joue serré, sans marge d'erreur. Alors même que la loi sur la moralisation de la vie publique se prépare, les affaires autour du Modem et de Richard Ferrand ont d’ores et déjà entaché ce début de quinquennat. La loi travail promet quant à elle de sérieux remous. La politique facile a semble t-il vécu et les Français n’hésiteront pas à balayer à nouveau les palais du pouvoir, jetant sans pitié aux oubliettes ceux qu'ils ont adulés hier. 

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