José Bové s’insurge contre la malbouffe

Dans son dernier ouvrage « L’alimentation en otage », José Bové dénonce l’emprise des multinationales sur notre alimentation et ses conséquences sur notre santé.

© DRConsommateurs, agriculteurs, nous sommes les proies de l'industrie agroalimentaire et agrochimique et cela n’est pas sans conséquence sur notre santé et notre mode de vie. Manque d’informations, produits dangereux, matraquage marketing des multinationales, José Bové dresse un constat pour le moins alarmant sur ce que devient notre alimentation.

Un appel au boycott

L’eurodéputé aveyronnais illustre ses propos en pointant du doigt des produits comme les chewing-gums Hollywood ou encore les M&Ms qui font mention d’un additif, l’E171. En fait, il s’agit de dioxyde de titane destiné à rendre les produits plus brillants ou plus blancs. Aucune mention ne permet au consommateur de s’informer. « Les seules études qui ont été réalisées par les laboratoires français et suisses démontrent le caractère nocif du E171 et les risques de cancer qu’il induit » s’insurge José Bové, à l'occasion de la présentation de son livre.

Nestlé et consorts en ligne de mire

Le livre explique comment les multinationales parviennent à concentrer tous les pouvoirs dans les secteurs des matières premières, de la transformation ou encore de la grande distribution. « Les consommateurs peuvent manger Nestlé à longueur de journée » dénonce l’eurodéputé. Les agriculteurs deviennent pour leur part captifs du soja et des engrais. « Beaucoup ne mesurent pas l’impact sur la santé des pesticides, des engrais azotés ou encore des nitrates. S’agissant des variétés de fruits et légumes, là encore José Bové fait état de la diminution spectaculaire du nombre de variétés dans une logique de culture intensive et industrielle.

Du poulet lavé au chlore

Manque l’entrée en grande distribution du poulet lavé au chlore. José Bové n’a pu faire figurer cette mention, la commission européenne n’ayant pas encore donné son feu vert aux américains. « Elle s’apprête à le faire afin de faciliter les échanges transatlantiques » commente t-il à ce propos. L’eurodéputé se veut rassurant lorsqu’il évoque la prise de conscience progressive des consommateurs. "Il faut boycotter les produits dangereux, privilégier les circuits courts, le Bio, les labels rouges et les AOP (appellation d’origine protégée)", conclut-il.

 

L’alimentation en otage.  

Éditions Autrement.

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